pourquoi souffrez-vous d'inflammation chronique ?

Le processus inflammatoire est un cycle salvateur qui commence par la détection d’un agresseur dans notre organisme, que notre système immunitaire va éliminer en isolant la zone et en larguant des molécules de défense ciblées. S’ensuit la réparation des tissus lésés puis le nettoyage du champ de bataille, jusqu’au retour, après quelques heures ou quelques jours, à l’état antérieur de santé.

Lors de la phase aiguë, l’inflammation locale se caractérise par 4 facteurs : chaleur, rougeur, douleur, enflure. Notre immunité déploie des cytokines pro-inflammatoires et libère également des molécules anti-inflammatoires ainsi que des facteurs de réparation cellulaire. Malheureusement, lorsque notre système immunitaire est sur-stimulé trop longtemps ou qu’il n’est plus capable de freiner ses réactions, l’inflammation devient chronique et systémique, c’est-à-dire qu’elle s’étend. C’est ce qu’on appelle l’inflammation de bas grade, ou de bas bruit, ou encore silencieuse. Quoiqu’il en soit, elle n’est plus aussi facilement détectable lors des bilans sanguins ou de l’examen clinique, mais est reconnue comme la cause directe d’un décès sur 2 dans le monde (1).

processus maladies inflammatoires chroniques & auto-immunes

Les déclencheurs pouvant retarder la phase de résolution de l’inflammation sont multiples, comme par exemple : 

  • des agents infectieux persistants (chlamydiæ, borréliose de Lyme, helicobacter pilori…)
  • de mauvais choix alimentaires 
  • une exposition fréquente à des toxiques (pollution, particules fines, tabac, produits d’hygiène & d’entretien, pesticides, additifs alimentaires, etc)
  • une dysbiose intestinale (pullulation de « mauvaises » bactéries)
  • la sédentarité
  • le stress chronique
  • une diminution de la fonction immunitaire
  • des pathologies associées (par exemple le diabète de type 2, la neurodégénérescence, etc)
  • un âge avancé
  • l’obésité 

50% des décès dans le monde peuvent être attribués à une maladie inflammatoire chronique, dont les cancers, les maladies cardiovasculaires, les AVC, le diabète de type II, les maladies auto-immunes, les pathologies rénales, pulmonaires, hépatiques (dont le bien connu foie gras appelé NASH), les dépressions sévères, les maladies de Parkinson, d’Alzheimer, etc.

Parmi les acteurs qui peuvent vraiment faire la différence sur notre niveau inflammatoire, il y a nos intestins, et particulièrement notre côlon. En effet, ce sont 100 000 milliards de micro-organismes (bactéries, parasites, champignons, virus), soit bien plus que nos cellules, qui vivent dans nos intestins. Ce microbiote joue un rôle clé dans les fonctions digestives, métaboliques, neurologiques et immunitaires. Lorsqu’il y a un déséquilibre entre les populations, on parle de dysbiose, très favorable à l’inflammation chronique.

Comment passons-nous de l'eubiose intestinale (état d'équilibre) à la dysbiose (déséquilibre) ?

dysbiose intestinale