STOP À LA CLOPE !

Aujourd’hui, nous sommes le 1er novembre et, comme chaque année, commence le mois sans tabac. Pour celles et ceux qui  souhaitent en profiter pour dire définitivement stop à la clope, je vous ai consacré cet article où je vous parle de naturopathie mais aussi de mon expérience du tabac car non, je ne suis pas madame Parfaite et oui, j’ai longtemps fumé ! Cela fait plus de 10 ans que je n’ai pas touché à une cigarette et croyez-moi, je n’en ressens absolument plus l’envie. 

Je vais vous raconter brièvement mon histoire d’ex-intoxiquée à la Rothmans bleue, puis à la Marlboro, et enfin à ma préférée, la Philip Morris. J’ai fumé quelques Camel aussi, pour faire comme les autres, parce qu’il s’agissait bien de cela, au début tout au moins, me donner une contenance parmi la foule de jeunes lycéens qui avaient tous l’air tellement plus fun et confiants que moi (que ceux qui se reconnaissent lèvent le doigt) ! Choisir sa marque avait son importance, les publicitaires nous concoctant, dans les années 80, des pubs à faire pâlir les parfumeurs ou les vendeurs de grosses cylindrées. Les vendeurs de tabac nous ont fait miroiter du plaisir, du bien-être, du panache. Et j’ai eu la faiblesse de les croire, comme plein d’autres.

Pendant mes années estudiantines, j’ai fumé, avant d’arrêter pour la meilleure raison du monde et pour une longue période, celle où je prévoyais de donner la vie. Je savais bien que mes bébés, confortablement blottis dans mon ventre, ne se feraient pas un kiffe à la Marlboro et mes jumeaux ont ainsi pu apprécier mon healthy body. Ils sont nés, j’ai repris le travail après mon congé parental et… j’ai recommencé à fumer. Juste pour une soirée d’abord, puis juste pendant le week-end et seulement en extérieur, puis juste en semaine mais fenêtre ouverte et version light, puis juste… tout le temps, mais avec cette impression mensongère que je maîtrisais ma consommation et que je savais doser. Ma cigarette était devenu un plaisir qui rythmait de nombreux moments de ma journée, depuis la première du matin jusqu’à la dernière avant de m’endormir, certaines accompagnant mon café après les repas, d’autres de beaux instants de convivialité avec des acolytes fumeurs, tel un moment de communion rien qu’à nous.

Un divorce, un licenciement, beaucoup de stress et une maladie plus tard et arriva ce jour où j’ai été admise aux urgences pour des symptômes graves. Ce jour-là, j’ai jeté mon paquet dans la première poubelle venue, en ayant bien conscience que j’allais devoir relever un défi. Optimiste que je suis, j’ai cru que ce serait facile, puisque j’avais déjà arrêté de fumer. J’avais tort !

L’ingrédient manquant cette fois-là était la prise de décision, l’anticipation et la planification de ce changement de routine. L’absence de choix et l’urgence de la situation ont réellement fait toute la différence. Ce fut plus long, plus difficile aussi. L’essentiel est que j’ai arrêté, que je suis devenue naturopathe et que je peux ainsi vous apporter quelques conseils et astuces efficaces pour faciliter ce changement majeur dans votre existence.

POURQUOI FUMER EST-IL DANGEREUX POUR NOTRE SANTÉ ?

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), le tabac, qui a fait 100 millions de morts au XXe siècle, pourrait en faire 1 milliard au XXIe siècle.

Le tabac « non brûlé » contient plus de 2.500 composés chimiques, dont des pesticides et de nombreux additifs ajoutés au cours de sa transformation. La fumée de votre cigarette contient plus de 5.300 produits chimiques, dont au moins une soixantaine est reconnue comme cancérigène. Contrairement aux croyances, les cigarettes légères et ultra-légères sont aussi dangereuses que les autres. Le tabac reste le tabac et, qu’elle qu’en soit la forme, cigarette, pipe, cigare, narguilé, chicha, il conserve la même dangerosité car on retrouve les mêmes composés chimiques.

Parmi ces produits, les plus nocifs pour votre organisme sont :

  • La nicotine, qui est la substance la plus ambiguë du tabac. Il ne lui faut que quelques secondes pour atteindre votre cerveau !
  • Le monoxyde de carbone : la fumée de tabac en contient autant que celle qui émane du tuyau d’échappement d’une voiture. C’est un gaz toxique formé par la combustion incomplète du carbone, qui se fixe sur l’hémoglobine à la place de l’oxygène, entraînant une hypoxie, c’est-à-dire un manque d’oxygène. Pour contrer cet effet, votre fréquence cardiaque et votre pression artérielle augmentent, diminuant votre capacité à l’effort et augmentant les risques pour votre cœur et vos vaisseaux.
  • Les goudrons, mélange de particules solides formées par la combustion du tabac, qui sont responsables des cancers liés au tabagisme et ont aussi un effet nocif sur vos tissus et vos muqueuses.
  • Les irritants, qui altèrent votre paroi bronchique et affectent votre capacité de respiration, sont combinés aux goudrons et entraînent l’inflammation de vos bronches et la toux.
  • Les additifs, qui sont les substances ajoutées au tabac dans la cigarette par les industriels pour vous donner encore plus envie de les acheter. Dans certaines cigarettes, l’ammoniaque serait utilisée pour faciliter l’inhalation de la fumée sans provoquer de toux et favoriser l’absorption de la nicotine; elle contribue ainsi à l’apparition et au maintien de votre dépendance.

Bref, je ne vous apprendrai rien en disant que fumer vous expose au développement d’un cancer, de crises d’asthme, d’allergies, de bronchite chronique, de problèmes ORL, de maladies cardio-vasculaires, au vieillissement prématuré de la peau, au teint blafard et aux cernes très prononcés, à une hygiène bucco-dentaire défaillante et à des risques gynécologiques, surtout si vous prenez une pilule oestro-progestative. Si l’efficacité de la contraception orale n’est pas modifiée par la cigarette, l’association du tabac et d’une contraception orale augmente en revanche fortement le risque de maladie thrombo-embolique et d’infarctus du myocarde.

Alors concrètement, que pouvez-vous faire pour arrêter ? Lire la suite, car je vous donne mon avis sur différentes solutions de sevrage.

LES OUTILS POUR VOUS AIDER À ARRÊTER DE FUMER

  • Les médicaments

Le Zyban® est un antidépresseur reconverti en aide médicamenteuse au sevrage tabagique. C’est un dérivé amphétaminique de la même famille que le Mediator®, cette molécule des laboratoires Servier qui a tué et handicapé tant de patients. Le Champix® est également une aide médicamenteuse au sevrage tabagique, délivré sur ordonnance et remboursé par la Sécurité Sociale, présentant, selon moi, le même intérêt limité et les mêmes risques que le Zyban®.

Pourquoi choisir entre la peste et le choléra, lorsqu’il existe d’autres méthodes, efficaces et plus douces ?

  • Les Traitements Nicotiniques de Substitution (TNS)

Les TNS sont disponibles sous plusieurs formes et vendus en pharmacie : pastilles, gommes à mâcher, spray nasal, patch transdermique, cigarette électronique, etc.

La nicotine est le principal composant responsable des propriétés addictives du tabac, même s’il semblerait que seule, elle ne suffise pas à déclencher de dépendance. Selon moi, les médicaments de sevrage tabagique sont inefficaces à long terme et entraînent une nouvelle forme de dépendance. J’ai testé les pastilles et les patchs et je suis devenue très rapidement accro à ma dose quotidienne autant qu’au tabac. Je courais après la dernière pharmacie ouverte lorsque j’arrivais en fin de paquet au lieu de chercher un bureau de tabac, c’était la seule différence. J’étais même souvent en surdosage, puisque je croquais les pastilles comme des bonbons. Triste constat, surtout lorsqu’on sait que la nicotine est ultra néfaste pour la santé. Je parle d’ailleurs de son incidence sur le corps dans mon article sur les 8 clés pour retrouver un maximum d’énergie. La nicotine est ultra acidifiante et entraîne une déminéralisation rapide de votre organisme. Je ne vous conseille donc pas ces substituts.

  • Les thérapies non conventionnelles

La réflexologie plantaire, l’acupuncture, le magnétisme et l’hypnose sont quelques-unes des thérapies non conventionnelles qui peuvent vous aider à vous arrêter de fumer.

La réflexologie plantaire est une technique manuelle où l’on vient stimuler des zones reflexes situées sur le pied. C’est non seulement un excellent outil anti-stress, mais il permettra également de réguler les fonctions de votre organisme et de favoriser l’élimination des toxines. Pour le sevrage tabagique, il est important d’agir sur l’ensemble des systèmes en insistant sur la zone réflexe du plexus solaire et de l’hypophyse, afin de relancer votre production d’endorphine et de limiter l’état de manque. C’est une méthode efficace qui peut accompagner votre transition vers un mode de vie plus zen et sain.

Toutes les techniques dites énergétiques, telles que l’acupuncture et le magnétisme, ont une action sur l’énergie vitale (appelée aussi prana en ayurvéda ou chi en médecine chinoise). En harmonisant la circulation de cette énergie, le corps retrouve son équilibre physique et émotionnel ainsi que son potentiel d’auto-guérison. L’acupuncture vient compenser et neutraliser les attaques de la nicotine contre le système nerveux. La stimulation par les aiguilles a pour conséquence une libération d’endorphines, provoquant chez vous une réaction analgésique calmante. La détente induite par l’acupuncture vous fournit l’aide nécessaire pour passer le cap de l’arrêt du tabac, en 3 à 6 séances environ, selon vos besoins. C’est une méthode qui a fait ses preuves et que je vous conseille, en associant par exemple des plantes régulatrices.

Le travail de déblocage énergétique par le reiki et le magnétisme est une solution pratique et rapide pour celui ou celle qui veut vraiment arrêter la cigarette sans effet de manque trop important. Cette méthode consiste d’abord à analyser les différents blocages que vous rencontrez avec la cigarette puis à les supprimer. Que ce soit avec l’objet, l’habitude, le tabac, le magnétiseur coupe vos liens avec ces différents éléments en travaillant directement avec votre inconscient. Une fois cette partie effectuée, il est nécessaire de vous magnétiser pour renforcer les parties sensibles au tabac (la tête, la gorge, les poumons et le foie), permettre un déblocage complet pour éviter de compenser l’arrêt du tabac par la nourriture et éviter la prise de poids.

L’hypnose est un état modifié de conscience, qui induirait une forme de confusion mentale favorisant le relâchement des tensions. D’où une sorte de remise à zéro, un «reset» qui permet d’établir un contact avec votre inconscient et une reprogrammation à l’aide de suggestions verbales. L’hypnotiseur induit, l’état d’hypnose ouvre la voie, le patient opère et c’est bien vous qui modifiez en profondeur votre perception du tabac. Le tabac retrouve son statut de poison, non pas au niveau de l’intellect mais au niveau physique, ce qui est sans aucun doute l’une des clés de l’action de l’hypnose. Tout se passe en douceur, sans tension, sans combat entre un désir et une volonté. Grâce à l’hypnoaversion, le thérapeute vous suggère que fumer vous répugne, et cela fonctionne très bien. Si je devais arrêter de fumer, c’est probablement la technique que j’essaierais.

Mais avant d’engager des démarches dans la thérapie qui vous convient, il est primordial de vous assurer d’un environnement favorable. Je vous conseille expressément de fuir les bien-pensants qui vous assomment avec leur morale ou cette fameuse question récurrente de la volonté. Faire appel à la volonté revient à combattre une faiblesse, or il n’est absolument pas efficace selon moi de créer un affrontement entre la volonté de ne pas fumer et le désir de le faire, sous peine de vivre l’arrêt comme une privation difficile à supporter. Quant à la morale, être immédiatement désigné comme coupable et cloué au pilori par une grande partie de la société me semble néfaste, la culpabilisation ne favorisant pas du tout la rupture avec le tabac. Qui de nous n’a jamais entendu : « Quoi, tu fumes toujours? Tu pourrais tout de même avoir un peu de volonté pour arrêter ! » ou les conseils de super copines qui n’ont jamais tiré une taffe de toute leur vie mais qui ont des solutions à tout. Entourez-vous de personnes bienveillantes et isolez-vous des autres, ce sera aussi important pour stopper la clope que de ne plus avoir de paquet de cigarettes à proximité.

L 'ALIMENTATION

L’alimentation est à la base d’une bonne santé physique et psychique, que l’on soit fumeur ou non. Vous devez penser à réformer votre mode alimentaire, afin de vous revigorer rapidement en gagnant des vitamines et des minéraux et en limitant une possible prise de poids. En effet, le poids moyen des sujets fumeurs est plus faible que le poids des non-fumeurs (de 2 à 4 kgs), car le tabac provoque un effet anorexigène et une augmentation du métabolisme basal. Je vous vois déjà grimacer en imaginant que vous allez devoir faire face à ce problème, mais sachez que je n’ai pas pris de poids à l’arrêt du tabac, alors que je fumais un paquet par jour.

Il suffit d’accompagner ce changement d’une alimentation équilibrée et, si possible, d’une augmentation modérée de l’activité physique.

Pour adopter une alimentation équilibrée, il faut tout d’abord éviter de vous gaver par frustration ou par compensation, car l’augmentation des portions, associée à une mauvaise qualité des aliments, participe à l’encrassage de l’organisme.

Je vous conseille d’éliminer les plats industriels et autres aliments raffinés, qui n’apportent pas les nutriments nécessaires à l’organisme et sont gorgés de sel et de sucres qui vous rendent bouffi.e.

Consommez des aliments complets ou semi-complets, de préférence bio et choisissez des huiles végétales vierges et de première pression à froid, afin d’apporter de bons acides gras insaturés de type oméga-3 à vos cellules. Vous aurez ainsi un système cardiovasculaire au top et un excellent équilibre nerveux. Si vous ne souhaitez pas acheter une batterie d’huiles différentes, privilégiez l’huile de colza (conservée au frais et à l’abri de la lumière) pour l’assaisonnement froid car elle ne supporte pas d’être chauffée et l’huile d’olive, idéale pour la cuisson.

Afin de conserver les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments, favorisez au maximum les aliments crus ou procédez à une cuisson douce, idéalement à environ 95°C.

Privilégiez les poissons gras (saumon, anchois, sardine, maquereau…) plutôt que la viande rouge et préférez la volaille et les oeufs bio. N’oubliez pas les légumineuses et certaines céréales qui apportent des protéines d’excellente qualité à votre organisme. Vous pourrez trouver de précieux conseils dans mon article sur les protéines.

Le lait de vache étant hautement acidifiant et interférant avec la bonne assimilation des minéraux, y compris du calcium qu’il est censé apporter, préférez des laitages à base de lait de brebis ou de chèvre ainsi que les laits végétaux.

Hydratez-vous régulièrement en buvant de l’eau plate peu minéralisée tout au long de la journée et limitez les excitants comme le thé, le café ou l’alcool, qui conduisent à une acidose, une fuite des minéraux et qui entraîneront une plus grande nervosité. Si vous êtes comme moi, qui associais inéluctablement le café ou l’alcool au tabac, essayez de modifier quelques habitudes pour éviter ce genre de souvenir, comme un thé vert à la place de votre café du matin, un carré de chocolat noir après le déjeuner si vous ne pouvez vous passer de café, etc.

LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES

Que ce soit en nutrithérapie, oligothérapie ou phytothérapie, les compléments d’aide au sevrage tabagique sont nombreux. Afin de rester assez concise, je vais vous citer les compléments les plus utilisés, ne présentant peu ou pas de contre-indications et pour lesquels l’efficacité a été démontrée dans le cadre du sevrage tabagique.

La consommation d’un paquet de cigarettes détruit 50 mg de vitamine C et une seule cigarette fumée suffit à diminuer de moitié le taux de vitamine C dans votre sang, d’où une carence fréquente chez les fumeurs, une sensibilité accrue aux affections virales et une peau terne. Vous avez donc intérêt à vous supplémenter dès la phase d’arrêt, à raison de 500 mg à 1 g par jour d’acide ascorbique à titre préventif, et 600 mg toutes les 3 heures pendant 3 à 4 jours puis 400 mg toutes les 3 heures si vous êtes très enrhumé ou asthénique.

Le magnésium, minéral indispensable à plus de 300 fonctions métaboliques, exerce un effet sédatif sur le plan nerveux. Une carence en magnésium se traduit par de la fatigue, une plus grande irritabilité, des palpitations et de l’insomnie. Vous pouvez facilement trouver des combos de bisglycinate de magnésium + vitamine B6 + taurine qui garantissent une biodisponibilité optimale. Vous en trouverez ici d’une grande qualité.

Le chrome, lui, est un oligo-élément essentiel qui agit comme cofacteur de l’insuline. Il régule la glycémie, réduit la lipogenèse et peut être utilisé dans le cadre d’un sevrage tabagique pour aider à contrôler la sensation de faim et éviter la prise de poids.

Les plantes adaptogènes sont des plantes qui augmentent la capacité de notre corps à s’adapter aux différents stress. Elles régulent notre système immunitaire, endocrinien et nerveux. Elles permettent de lutter contre l’épuisement moral, ont une action tonique et revitalisante sur l’organisme en général. Je vous conseille d’en sélectionner une ou plusieurs parmi celles-ci :

  • Le kudzu est une plante grimpante vivace originaire d’Extrême-Orient, pour laquelle une étude d’Harvard a prouvé son efficacité dans le traitement contre l’alcoolisme. Pour son action sur les neurotransmetteurs, son utilisation a été étendue au sevrage tabagique avec succès. C’est un puissant modérateur des sensations de manque, équilibrant des fonctions nerveuses et stimulant de la flore intestinale. Parfait pour combattre les états de dépendance, cette plante au tubercule riche en principes actifs, est un partenaire de choix. Pour des résultats optimaux, je vous conseille de prendre le kudzu 3 fois par jour au moment des repas. 
  • La rodhiola est une petite plante vivace qui pousse dans des régions aux conditions climatiques extrêmes (grands froids). Une étude italienne a démontré son efficacité dans la suppression des symptômes liés au sevrage tabagique. Elle favorise le transport et la gestion de l’oxygène dans le corps, s’oppose aux tendances dépressives, renforce la sensation de bien-être et permet une gestion optimale du stress. Elle est particulièrement indiquée dans les comportements addictifs et les troubles de l’anxiété, comme ceux liés au sevrage tabagique par exemple.
  • La valériane est une plante utile durant le premier mois (et plus si l’envie de fumer persiste trop). Elle agit sur l’équilibre nerveux, mais aussi sur les troubles du sommeil. Elle est à la fois anxiolytique, sédative et hypnotique, permettant un sevrage plus doux de la nicotine et une grande relaxation. Contre-indication importante : en raison de son effet sédatif, il est déconseillé de conduire ou manipuler des outils dangereux après la prise de valériane et la consommation d’alcool est également proscrite. Elle ne doit pas être associée à des somnifères et, en l’absence d’études complètes, les femmes enceintes ou allaitantes ne doivent pas l’ingérer.

Les huiles essentielles (H.E) peuvent être une aide précieuse pour vous sevrer du tabac. Je vous livre une recette d’Aude Maillard, l’idéal étant de la personnaliser ensemble lors d’une consultation, en fonction de votre unicité :

À réaliser dans un flacon de 10ml en verre teinté avec un compte-gouttes :

  • 1,5 ml d’HE de bois de santal (Santalum album)
  • 0,5 ml d’HE d’eucalyptus mentholé (Eucalyptus dives)
  • 0,5 ml d’HE de menthe poivrée (Mentha x piperita)
  • 0,5 ml d’HE d’encens (Boswelia carterii)
  • 7 ml d’huile végétale de noyaux d’abricot ou de noisette

À chaque fois que vous ressentirez l’envie de fumer, prenez 2 gouttes de ce mélange sous la langue. Appliquez aussi localement 3 gouttes sur la face interne de vos poignets, joignez les mains et couvrez votre nez en inspirant profondément 5 fois de suite. Répétez ce geste 6 à 8 fois par jour pendant toute la période de sevrage.
CONTRE-INDICATIONS : sujets cardiaques et/ou hypertendus, sujets épileptiques, femmes enceintes et allaitantes.

L 'ACTIVITÉ PHYSIQUE

Si vous pratiquez déjà une activité sportive régulière, arrêter de fumer vous permettra d’améliorer vos performances. Vous serez moins vite essoufflé.e, votre rythme cardiaque sera plus bas et vous aurez moins de douleurs musculaires ou de risques de blessure. Vous allez également beaucoup plus vite récupérer en fin de séance. De plus, si vous avez plus de 40 ans, le risque de déclencher un accident cardiaque est accru du fait que vous pratiquez une activité intensive tout en fumant; arrêter de fumer sera donc une sage précaution pour retrouver une santé optimale. L’avantage du sportif en plein sevrage tabagique est qu’il résiste mieux à l’envie de fumer, avec un risque moindre de rechuter et qu’il passe ce cap un peu plus vite que les autres.

Si vous n’avez jamais fait de sport ou pas depuis de longues années, vous mettre en mouvement de manière soutenue pendant la période de sevrage ne me parait pas forcément une excellente idée. Tout dépend de votre état physique général et surtout, de votre tempérament. Si vous n’aimez pas particulièrement le sport et que vous le voyez comme une contrainte indispensable dans le processus de sevrage tabagique, vous allez rapidement manquer de motivation, rater des séances et culpabiliser de ne pas tenir votre engagement dans le temps. Vous risquez alors grandement de criser et de tout envoyer balader, de vous culpabiliser et de reprendre votre doudou clope très vite. Si vous vous reconnaissez là, je vous conseille de réfléchir plutôt à l’activité qui pourrait allier plaisir et activité physique, telle que de longues balades à pied ou à vélo par exemple. Quelle que soit l’activité que vous choisirez, l’important est d’associer la notion de plaisir à votre sport.

Dans tous les cas, sportif ou pas, je vous conseille de faire préalablement un bilan médical complet, accompagné d’un test d’effort et d’un ECG, surtout si vous avez passé la trentaine.

Pratiquer une activité physique et/ou sportive pendant votre période de sevrage va vous apporter un grand bien-être, car vous allez sentir votre souffle revenir, vous vous endormirez plus facilement et votre qualité de sommeil sera meilleure, vous serez plus zen en évacuant le stress de la journée, éloignant ainsi le risque de rechute et vous galberez votre corps en vous musclant, ce qui aura un impact positif sur votre confiance en vous.

Programme sportif OptimÂge pour garder la forme et se muscler

COMMENT SAVOIR QUAND C'EST GAGNÉ ?

Déjà, je voudrais vous rassurer en vous disant que toute cigarette en moins est un pas de plus vers le sevrage et c’est en vous félicitant de réussir tous ces petits challenges que vous aurez l’énergie positive et la motivation pour continuer.

Petit à petit, vous allez lâcher prise et comprendre que le tabac s’était transformé en solution apparente face aux tensions accumulées au fil du temps, que sa nécessité s’imposait via le sentiment que, sans lui, les choses auraient été insupportables. Progressivement, vous ne percevrez plus le tabac comme un petit îlot de plaisir préservé au milieu d’une mer hostile, cette ultime bouée pour éviter de vous noyer au moindre gros stress. Les tensions disparaitront petit à petit et vous mettrez en place d’autres dispositifs pour vous calmer ou vous réconforter. Vous deviendrez fier de vous, vous allez acquérir une meilleure confiance en vous et réaliserez des défis sans cette illusoire béquille. Vous retrouverez assurément un calme intérieur, à condition de laisser le temps au temps. Si vous avez fumé durant plusieurs années, vous pouvez bien accorder à votre corps ces quelques semaines ou mois dont il a besoin pour retrouver une santé optimale ?

Ayez toujours à l’esprit que le bon moment pour arrêter, c’est maintenant, que le dénominateur commun à la réussite d’un sevrage est la motivation et ce, quelle que soit la méthode utilisée. Pour moi, le jour où cela a été gagné est celui où je me suis sentie totalement libre et convaincue qu’en toute occasion, à n’importe quel moment de ma vie, jamais plus je ne troquerais ce bonheur contre une clope!

Si vous n’êtes toujours pas convaincu.e qu’il est temps de débuter votre nouvelle vie, il me reste un argument, et pas des moindres… Le vieillissement de la peau, on en parle?

Mais d’abord, une petite devinette : Où se trouvent les fumeurs parmi ces jumeaux ? Vous avez vite trouvé, n’est-ce pas ?

Et vous, quelle personne avez-vous envie d’être? La femme à gauche, l’homme sur la photo de droite ou plutôt ceux du milieu ?

Le tabac détruit petit à petit le collagène présent dans les cellules de la peau, il entraîne son manque d’élasticité, accélérant à plus ou moins long terme la formation des rides, tout comme il agit aussi sur les vaisseaux sanguins de la peau, altérant son oxygénation et la rendant plus terne. Ce sont pour ces raisons que vous pouvez voir de nombreux signes témoignant des effets dévastateurs de la cigarette sur l’organisme, comme vos dents jaunies, vos cheveux cassants ou encore votre visage davantage marqué.

Arrêter le tabac va être hautement bénéfique pour votre peau, votre teint s’éclaircira, vos rides seront moins marquées, votre haleine sera plus agréable et vos dents seront plus blanches (les crèmes anti-rides et le blanchiment dentaire ne servent à rien si vous fumez). A titre personnel, j’ai testé cet effet rajeunissant et je peux vous affirmer que tout ceci est réel. Votre corps va se régénérer et fabriquer de nouvelles cellules afin de réparer les dégâts du tabac.

Enfin, si vous n’êtes toujours pas convaincu.e :

Arrêter de fumer va également vous permettre de donner un signal ultra positif à vos enfants. Si vous n’avez pas d’enfant, à votre conjoint et si vous vivez seul.e à… votre banquier ! En effet, calculez le montant que vous laissez chaque année partir en fumée (déduisez éventuellement quelques frais de sevrage, en fonction de votre mutuelle). Je vous laisse faire le calcul… A 9 euros en moyenne par jour, vous économiserez 3285 euros par an. Que pourriez-vous faire avec cet argent ? Le voyage dont vous avez toujours rêvé ? Du matériel pour votre sport préféré ? Une virée shopping au Bon Marché pour vous faire vraiment plaisir ? Une formation pour vous reconvertir ? Peut-être est-il temps de poser une tirelire sur votre bureau et d’assouvir vos envies, non ?

EN RÉSUMÉ :

MES 5 CONSEILS POUR ARRÊTER DE FUMER :

  • Renforcez votre motivation à l’arrêt du tabac (visualisation positive, participation au mois sans tabac…)
  • Ayez une stratégie pour gérer tout ce qui pourrait vous inciter à fumer (thérapie, plantes, sport)
  • Entourez-vous d’un environnement favorable (soutien familial ou amical, éloignement des gens toxiques)
  • Réformez votre alimentation et votre hygiène de vie
  • Fixez une date et passez à l’action… arrêtez !

Profitez du cadre ci-dessous pour livrer votre expérience de l’arrêt du tabac ou me poser vos questions; l’entraide étant extrêmement importante durant cette période, je me ferai un plaisir de vous répondre.

J’espère vous avoir motivé.e pour en finir avec le tabac durant ce mois de novembre et tous ceux qui suivront. Je vous envoie mon énergie la plus positive pour vous aider dans ce top challenge et vous embrasse avec mon haleine la plus fraîche de non-fumeuse de longue durée !

Cet article a 2 commentaires

  1. Bonjour j’ai 52 ans très sportive, je suis malheureusement fumeuse depuis l’âge de 16ans, je fume entre 7 et 8 cigarettes par jour mais elles me sont indispensables. Ce sont mes clops « immense plaisir ». J’adore fumer pourtant Je suis très à l’écoute de mon corps et j’ai ce désir de rester belle et en forme. Le soucis c’est que malgré le fait que je suis consciente des effets néfastes du tabac , je n’ai pas envie d’arrêter de fumer. A bientôt, je vous suis sur Instagram « Fan de vos publications »

    1. Je comprends Nathalie 🙂
      Merci de me suivre sur les réseaux, cela me fait vraiment plaisir de voir que mes publications vous plaisent et ça m’encourage à en écrire de nouvelles ! À bientôt sur Instagram, prenez soin de vous !

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